MERCI à ceux qui, une fois de plus, ont entouré Pierre et sa famille dans cette (més)aventure !
Pour la 6ème fois ce lundi 13 février, Pierre était sur la table d’opération. Cette fois il s’agissait « simplement » de retendre la tige de croissance qui est dans le dos de Pierre.
Le docteur Miladi a allongé la tige du côté supérieur et en a également modifié la courbure afin qu’elle épouse mieux la morphologie du dos.
L’opération s’est bien passée, le réveil, comme toujours, un peu moins bien… Beaucoup de douleur et des sensations désagréables dues au cocktail d’antidouleurs, un peu d’anxiété et d’inquiétude,
mais moins d’angoisse et de nervosité que lors de certaines expériences passées.
L’hôpital Necker où travaille maintenant le docteur Miladi et où Pierre avait déjà été opéré en mars dernier est un lieu où le personnel est particulièrement respectueux des enfants et de leurs
besoins. Pierre a pu discuter avec l’anesthésiste avant son opération et ses demandes ont été entendues et prises en considération (par exemple, il a gardé depuis juillet 2010 une phobie tenace
du masque de Meopa, et préfère carrément la piqûre). Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’un séjour en hôpital est agréable mais Pierre a eu le confort de se sentir en confiance.
Du côté des voisins de chambre, nous avons eu de la chance également : d’abord un petit bonhomme tout mignon de 17 mois, puis un grand garçon très calme de 9 ans… Cela facilite un peu la tâche de
partager sa chambre avec des personnes tranquilles.
Pierre a retrouvé sa maison et ses frères ce jeudi en fin de journée. Beaucoup de bonheur d’être de retour en famille mais aussi beaucoup de tensions et encore une grande fatigue à évacuer chez
chacun. Ces périodes d’opération sont une véritable zone de turbulences pour toute la famille et nous sommes bien heureux d’avoir quelques jours pour souffler et reprendre nos marques.
Normalement Pierre ne revoit le bloc opératoire que dans un an ; nous croisons les doigts pour que sa convalescence suive son cours normal et qu’il cicatrise sans complications.
« Maintenant, Pierre a l’habitude »… a-t-on entendu avant notre départ. Non, on ne s’habitue pas à ce genre d’expérience, on peut simplement utiliser notre vécu pour anticiper les
difficultés, et mieux s’armer afin de les traverser.
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